Charlotte de Oliveira (Castas & Climas) : « Sortir de sa zone de confort et explorer de nouveaux horizons, c’est souvent apprendre à mieux se connaître…»

Apr 12, 2018

 

 Co-fondée en 2016 par Charlotte de Oliveira (Programme Grande Ecole 2011) et son époux et associé, Castas & Climas est une société française de conseil en commerce international, spécialisée dans le marché des vins et spiritueux au Brésil, dont la mission est d’accompagner les professionnels du secteur des vins et spiritueux dans la conquête du marché brésilien. Rencontre.

Le Brésil est un producteur de vin de plus en plus respecté. Pourquoi vouloir augmenter la présence de vins et spiritueux français au Brésil plutôt que l’inverse ?

Avec 330 millions de bouteilles de vin produites par an, le Brésil est le 3e producteur de vin d’Amérique latine. Cependant, malgré de considérables efforts des Brésiliens pour améliorer la qualité de leurs vins depuis dix ans, à peine 1/4 de la production a une qualité semblable à celle de vins européens.

Le Brésil est aussi le 1er importateur de vin en Amérique latine. Et, en dépit des 110 millions de bouteilles importées tous les ans, il en manque 45 millions pour satisfaire la demande croissante en vins fins. De ce fait, le pays est structurellement dépendant des importations. Il y a donc un grand marché à prendre pour la France.

Quelles ont été les principales difficultés dans le lancement de ton entreprise ?

Certaines lenteurs administratives, ainsi que la mise en route du financement initial.

Que vois-tu pour Castas & Climas en 2018 ?

D’abord, des clients satisfaits, car cela passe avant tout ! En outre, la concrétisation de plusieurs projets, au premier rang desquels le lancement de notre première gamme de vins sous marque propre, conçue sur mesure pour le marché brésilien. Mais aussi la mise en ligne d’une boutique sur www.castaseclimas.com

As-tu déjà pensé à bénéficier de l’aide du réseau emlyon forever aujourd’hui installés au Brésil ?

Oui, bien sûr, mais c’était un peu prématuré jusqu’à maintenant. En 2018, je compte en effet entrer en contact avec ces alumni. C’est toujours enrichissant d’échanger et de se découvrir des points communs.

Ton plus beau souvenir à emlyon business school ?

Mon plus beau souvenir est indissociable de Copenhague, et non d’Ecully! Grâce aux accords internationaux, les élèves peuvent bénéficier d’expériences d’études et de vie extraordinaires à l’étranger. Sortir de sa zone de confort et explorer de nouveaux horizons, c’est souvent apprendre à mieux se connaître…

Si tu étais un vin, quel serait-il ?

A tout prendre, je choisis un coup de cœur en Côte de Nuits : un Vougeot… mais blanc! Plus précisément, le Premier Cru « Le Clos Blanc de Vougeot », monopole dès ses débuts cisterciens au XIIe siècle et aujourd’hui aux bons soins du domaine de la Vougeraie. C’est un vin original, élégant, authentique et généreux. Il a du caractère et ne se soucie pas de ressembler à ses voisins, fussent-ils prestigieux.

Si tu étais un conseil qu'on t’a donné à emlyon business school, quel serait-il ?

Accepter de ne pas savoir, s’autoriser à toujours continuer d’apprendre et persévérer.

Si tu devais sacrifier un de tes sens entre la vue, le goût et l’odorat, lequel tu laisserais tomber à contrecœur ?

Le cas échéant, je sacrifierais la vue… En effet, l’agueusie (perte du gout) et l’anosmie (perte de l’odorat) sont rédhibitoires pour un sommelier. Sans compter que la dégustation à l’aveugle est un exercice qui permet de se soustraire aux illusions et préjugés que la robe d’un vin fait souvent naître. 

 


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