Nadine Bilong : « A emlyon business school, l'art et la culture trouvent leur place dans le management »

Nadine Bilong (Global BBA 2017) a un double profil en Business & Art. Après plusieurs stages à l’international au sein du groupe Clarins à Sydney et Groupe Bolloré pour une mission 100% Afrique, c’est lors de son passage à l’université de La Bocconi (Milan) que naît l’envie de s’impliquer dans l’accompagnement durable et sur-mesure des créatifs. Elle animera en novembre prochain à emlyon business school, une conférence dédiée à l’Art et au Luxe. Explications.

Sport, art, voyage… tu as de multiples passions ?

Oui il m’a toujours été difficile de n’être que sur un seul axe de développement et d’épanouissement. Déjà au lycée Chartreux, à Lyon, je pratiquais le sport à haut niveau et en parallèle je suivais intensément l’option théâtre & dramaturgie et voyageais pour m’ouvrir à d’autres cultures et me perfectionner dans les langues étrangères…

Pourquoi t’être inscrite au Global BBA d’emlyon business school ?

Déjà parce que j’aime la région Rhône-Alpes, sa qualité de vie et son dynamisme. Ensuite, c’est la polyvalence du programme Global BBA qui m’intéressait, de même que sa dimension internationale. De plus, le côté entrepreneurial était un plus alors que je songeais à l’idée de suivre les traces de mon Père en créant, un jour, mon entreprise. Enfin, la marque emlyon business school est très attractive, et le réseau des Alumni est très fort. Je me souviens, à Sydney, avoir trouvé, en partie, mon stage par ce biais. Le groupe Clarins employait déjà un ancien de l’école et cela a clairement facilité la préparation de mon entretien de recrutement.  D’ailleurs, beaucoup d’anciens de l’école vivent à Sydney et dans diverses parties du monde…

Aujourd’hui, tu es, entre autres activités, commissaire d’exposition et accompagnes les artistes sur des projets culturels. Quel est le le lien entre école de management et art ?

C’est vrai qu’a priori le lien n’est pas évident, d’autant qu’en école de commerce on ne met pas forcément en avant l’Art. Pourtant, la culture est créatrice de valeurs, particulièrement en France, c’est un sujet que l’on prend très au sérieux par rapport à d’autres pays. Cependant les principaux acteurs de ce secteur ne sont pas assez visibles et valorisés. Il y a un grand besoin de compétences managériales pour développer et promouvoir davantage cette industrie.

De plus en plus d’institutions culturelles cherchent à s’entourer de profils capables de comprendre les enjeux business de leurs marques et d’attirer les capitaux. Les artistes n’aimeront peut-être pas ce terme « capitaux » mais il est vital, pour exister, de parler du « marketing » des produits culturels et d’aborder concrètement la notion de « création de valeur » de ce secteur sous plusieurs formes : financières, sociales, environnementales, globales, etc !

Et finalement, tout ce que j’ai appris en école de commerce, je l’ai souvent appliqué au monde de l’Art et des Industries Culturelles et Créatives.

A emlyon, tu vas bientôt organiser une conférence dédiée à l’art dans le luxe, peux-tu nous en dire un peu plus ?

Je suis membre du club Culture & Management et la représentante d’emlyon business school pour cette association dont l’objectif est de faire le pont entre les professions du management et les Industries Culturelles et Créatives. Anne Deslage (Responsable animation réseau) et Fabienne Clerot (Directrice forever alumni network), avec qui j’échangeais, souhaitaient faire ressortir un peu plus cette thématique d’Art et Culture à l’école. L’idée du luxe est venue ensuite avec la rencontre de Michel Phan, Professeur au MSc in Luxury Management & Marketing. Il me semble important de revenir sur cette autre facette du luxe : le savoir-faire spécifique, la notion de métiers de l’artisanat, les notions de design et de créativité... C’est une culture qui se transmet de génération en génération.

Comment te résumerais-tu ?

Par ces trois mots : Transversale, Eclectique, Ouverture. Transversale car j’apprécie créer des espaces d’homogénéité dans ce qui peut apparaître dans un premier temps hétérogène ainsi aborder la complexité de chaque sujet comme le rappelle le philosophe et sociologue français Edgar Morin dont la pensée m’a guidé dans la construction de mon parcours. Eclectique car je n’aime pas mettre les personnes dans des cases et catégoriser pour me contacter de la simplification, en réalité nous avons tous des multiples facettes. Ouverture car je pense que l’ouverture d’esprit aide à s’adapter et à se renouveler dans tout type de situation spatio-temporelle, « l’ouverture » est un jeu très amusant.

Tu te vois où dans quelques années ?

Après le Global BBA, j’ai fait une spécialisation à l’ESCP Europe dans le Management des Médias. Mon but est de me lancer dans les Nouveaux Médias. Cela serait un Média purement Digital & Intéractif, connecté aux Industries Culturelles & Créatives. Avec un horizon relativement court, autour de 2020…

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