Funbooker est une plateforme dédiée aux activités de loisirs partout en France. A sa tête, Julien Ampollini, Eric Abouaf et Guénolé Wendling (M.S. Entrepreneuriat & Management de l’Innovation 2010) entendent rapidement en faire un leader européen de la réservation de loisirs en ligne. Un site qui recense des milliers d’activité, du parachute, aux ateliers culinaires en passant par les anniversaires-enfants ou encore des parcs de loisirs. Après une première levée de fonds (1,3 million d’euros), les trois startupers vont lancer une seconde campagne de financement. Avec un objectif : prendre des parts sur un marché juteux. « En Europe, il ne cesse de croître. Aujourd’hui estimé à 40 milliards d’euros, il croît de plus de 10% chaque année », souligne Guénolé Wendling. Interview.

Comment est née la plateforme Funbooker ?

De la rencontre avec mes associés au sein du groupe Solocal et de notre envie commune d’entreprendre. Cerise sur le gâteau : nous avons tous les trois des compétences complémentaires. Nous nous sommes intéressés au marché du loisir (activités sportives, sorties culturelles, bien-être, etc.) qui est important en Europe, tiré essentiellement par la France, l’Espagne et l’Italie. C’est un marché peu digitalisé et très granulaire, avec de nombreuses petites sociétés. Pour ces dernières, passer par Funbooker leur permet de capter une nouvelle clientèle en ligne. Et pour nous de nous positionner sur un marché en croissance constante.

Un après son lancement, comment se porte la plateforme ?

Avec déjà 2500 activités en ligne et plus de 10 000 réservations enregistrées fin 2018, nous sommes dans l’objectif fixé. Pour la suite, nous allons continuer de proposer de nouvelles activités à nos clients. En France dans un premier temps, avant de nous développer en Europe. Pour devenir un leader européen du loisir en ligne, nous nous fixons comme objectif de totaliser 10 000 activités sur le site et d’être une marque reconnue auprès des clients.

Qu’est-ce qui vous motive dans l’entrepreneuriat ?

C’est très excitant : cela offre beaucoup de liberté et, tous les jours, il faut résoudre de nouveaux problèmes, inventer en permanence. C’est très gratifiant.

C’est quoi le plus compliqué pour un entrepreneur ?

Des opportunités ou nouvelles idées s’offrent à vous tous les jours, il faut faire des choix permanents, vous ne pourrez pas tout faire. Et tout va très vite, un jour vous n’avez que des mauvaises nouvelles, le lendemain tous les voyants sont au vert. L’entrepreneuriat, c’est un ascenseur émotionnel !

Votre passage à emlyon business school a-t-il impacté votre carrière ?

Avant d’intégrer l’école, j’avais obtenu un diplôme d’ingénieur à l’INSA de Lyon. Entrer dans une école de commerce, c’était une façon « d’ouvrir mes chakras », d’apprendre de nouvelles choses et de découvrir d’autres métiers que celui d’ingénieur. Finalement, cette formation a représenté un vrai tremplin dans ma carrière et m’a ouvert de nombreuses opportunités.

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaite entreprendre ?

Je lui dirai : « lance toi ! N’attends pas d’avoir la super idée pour avancer ! ». Aujourd’hui, il est très simple de vérifier si son produit/concept rencontrera son public. Avec seulement quelques centaines d’euros, il est par exemple possible de réaliser des campagnes web très ciblées et constater s’il y a une demande en face. Dépensez peu au début pour prouver votre concept. Autre conseil : savoir s’entourer. La route de l’entrepreneuriat est longue, autant être bien accompagné…

Votre dernier mot ?

Funbooker cherche à recruter des stagiaires (marketing, business development…). Si vous voulez découvrir une startup en devenir, c’est le moment ! :)

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