L’Interview « Guerre des drones » de Lucas Le Bell

Jul 15, 2019

Lucas Le Bell (Programme Grande Ecole - 2015) a cofondé avec Olivier Le Blainvaux (Polytechnique, Columbia), CerbAir, leader français de la protection anti-drones. En 2015, ils constatent la multiplication des attaques de drones et prennent conscience de l’importance future de la lutte anti-drone. Leur entreprise assure la protection de sites sensibles, centrales nucléaires et bases militaires, et préserve la tranquillité de personnalités publiques. En 2018, CerbAir a levé 1,5 million d’euros auprès d’investisseurs dont MBDA (deuxième producteur de missiles dans le monde) puis 2 millions d’euros en 2019. Ces fonds serviront à assurer son développement et à lancer de nouveaux produits prometteurs. Explications.

Avec qui vous travaillez ?

Le sujet est sensible mais je peux citer l’aéroport Roissy Charles de Gaulle et le ministère français des armées. Nos solutions empêchent aussi des paparazzis d’espionner des VIPs.

Quelles solutions proposez-vous ?

A la fois la détection des drones, et des pilotes malveillants, et leur prise le contrôle à distance. 

Contre qui luttez-vous ?

Il y a différents profils, cela va des amateurs qui font voler leurs drones à coté de sites sensibles aux organisations terroristes prêtes à attaquer le territoire.

En 2019, vous avez levé 2 millions d’euros, à quoi va servir cet argent ?

Ces fonds serviront au développement de CerbAir mais aussi à assurer le développement de notre produit « Manpack », un sac à dos qui contiendra tout un arsenal anti-drone miniaturisé à destination des armées et de la police.

Combien de drones volent dans le monde ?

On estime leur nombre à 20 millions. Pour comparison, il n’y a que 400 000 aéronefs (avions, hélicoptères etc…) dans le monde. Un développement impressionnant qui s’est fait en moins de 10 ans. Et chaque année, à Noël, il se vend environ un million de nouveaux drones à travers le monde…

Quel décollage pour CerbAir dans les années à venir ?

Aujourd’hui, nous sommes leader sur le marché national mais nous voulons créer un champion européen d’ici cinq ans pour redonner une autonomie stratégique à l’Europe en matière de lutte anti-drones alors que les solutions américaines et israéliennes dominent aujourd’hui le marché. A court-terme, nous souhaitons ouvrir un bureau aux Etats-Unis qui constitue le plus gros marché mais aussi le plus compétitif.


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