« L’interview psychologie » de Maxime de La Morinerie (cabinet Brunswick La Morinerie)

Comme d’autres membres de sa famille, Maxime de La Morinerie (Programme Grande Ecole - Msc in Management, 2008) a étudié à emlyon business school. Un cursus suivi après une maîtrise en anglais à Assas et un Master 2 en droit des affaires et de l’économie à la Sorbonne. En 2019, Maxime s’est associé avec Philipe Brunswick pour fonder le cabinet Brunswick La Morinerie. Ce cabinet indépendant est principalement spécialisé en contentieux des affaires. Il accompagne des entreprises innovantes, PME-ETI françaises et internationales, qu’elles soient cotées ou non, ainsi que des investisseurs financiers et industriels. Pourquoi ce choix ? Maxime nous répond sur le divan !

On a quoi en tête quand on lance un cabinet spécialisé en contentieux des affaires ?

C’est le saut dans le vide ! On se demande dans quelle affaire on s’embarque : les clients seront-ils au rendez-vous, quels dossiers seront à traiter et quelle organisation mettre en place ? Des questions que se pose finalement n’importe quel patron créant son entreprise.

Si je vous dis : litiges post-acquisition, conflits d'actionnaires, actions en responsabilité, cela vous évoque quoi ? 

Cela m’évoque la vie des affaires tout simplement. Toute entreprise est confrontée, un jour ou l’autre, à une situation conflictuelle. Très souvent, il s’agit d’une incompréhension mutuelle qu’il s’agit de résoudre. Par exemple, à la suite d’une prise de participation minoritaire d’achat par un fonds d’investissement, un dirigeant peut voir sa stratégie remise en question. Il s’agit alors de rétablir les conditions d’un dialogue entre des actionnaires ayant parfois des intérêts divergents. En France, le réflexe est malheureusement trop souvent de saisir le juge dès la survenance du conflit au détriment des modes alternatifs de règlement des différends. A ce titre, convaincu de la pertinence de la médiation, j’ai récemment obtenu un diplôme universitaire dans ce domaine afin de pouvoir accompagner mes clients dans la résolution amiable de leurs conflits.

Larry Richard, psychologue et avocat américain, a déclaré dans une interview à Droit Inc : "Les avocats ont un cerveau différent" et qu’il manquerait, entre autres, d’empathie. Vous en pensez quoi ? 

Lorsque l’avocat prête serment, il s’engage à défendre les intérêts de ses clients et à exercer sa profession avec humanité. Notre cabinet intervenant principalement en matière de contentieux haut de bilan, chaque dossier implique notamment une très bonne connaissance du secteur financier, des faits ayant donné lieu au conflit et des besoins de nos clients. Il est donc impératif de bien comprendre pour bien défendre ! Je précise que l’avocat doit également faire preuve de la même empathie avec l’adversaire de son client, ce qui lui permettra de déterminer efficacement lorsqu’une issue amiable est possible ou lorsqu’un traitement judiciaire s’impose.

emlyon business school c'était pour faire plaisir à vos parents ?

Mes parents étaient effectivement ravis, d’autant plus que ma sœur et mon beau-frère ont également fait l’EM !.. Mais c’était aussi un choix très raisonné : en intégrant l’école, je souhaitais mieux comprendre le fonctionnement d’une entreprise, et plus précisément d’un point de vue financier. Ma spécialisation en contentieux m&a s’est ensuite imposée d’elle-même..

Parlez-nous de votre relation avec votre associé ? 

Après avoir exercé dans des cabinets anglais et américain, j’ai été le collaborateur senior de Philippe Brunswick pendant trois ans au sein du cabinet Brunswick. Nous nous sommes très bien entendus et c’est pourquoi je vois mon association comme la suite logique de ma collaboration..

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