Randonnée nocturne en raquettes sur Le Semnoz (73) : Nuit noire et lunettes blanches - Edition du 11 février 2020

Feb 21, 2020

Le Roi des Aulnes.

Météo France avait convenu du lundi pour abattre les épisodes tempétueux en montagne (jusqu’à 200km/h).  

Scrutant les astres, l’œil frisant et déchiffrant les émoticônes héroglyphés de Rémy, notre guide de haute montagne multi récidiviste, Fabien Lacroix, notre insigne Ambassadeur du Sillon Alpin en Savoie devisait, avisait, confirmait, relançait.

Et puis ce fût le mardi 11 février, entre chiens et loups, tel le Roi des Aulnes dans « Erlkönig », que Fabien lança son bolide dans une chevauchée mécanique à travers la forêt et la nuit du Semnoz pour regrouper son Winning Team à l’Hôtel des Rochers Blancs.

 

Nuit noire et lunettes blanches.

L’équipe, réduite en nombre, fût augmentée en qualité. Selon les heures, le comptage indiquait 12, 13 ou même 14 randonneurs pour une douzaine annoncée. Tout était normal.

Après un tour de chauffe, nous partîmes à la recherche de la lune encore pleine dans une nuit très noire éclairée par nos lunettes blanches.

Rémy, lui, choisissait un « parcours découverte », évoluant sous forme d’un cercle et  rassurant ses troupes, chaque demi-heure, d’un « nous sommes à 100m » de l’arrivée. Ce fût là un rappel utile de la différence entre le rayon (100m) et le périmètre du cercle (5000m), raquettes au pieds, sur un itinéraire de bosses de 2h30….

Il est vrai que l’équipe en redemandait.

 

 

Le sommet d’abord, l’assaut final bien après J

Toujours facile, Rémy improvisait d’instinct un itinéraire inédit, conforté par son GPS face à l’enjeu suspendu de notre destinée collective  

Le partage de son vin chaud sorti du sac, annonçait le sommet (1699m), qui, par surprise, fût atteint en début de course J J.

Ensuite, l’équipe évolua sur des versants improbables, entre reliefs abrupts, forêts enneigées, pentes enchaînées, murets glacés.

Et puis soudain, un moment de grâce. Ce fût cette lente ascension qui, rendant muet les randonneurs ralentis et affamés, préfigurait alors, dans une délivrance de tous, l’assaut final jusqu’au restaurant réparateur.

 

Le dîner au restaurant de l’Hôtel des Rochers Blancs : rouge, blanc, vert.

L’accueil chaleureux du restaurateur aux menus locaux et copieux, l’art de converser de Fabien navigant avec brio entre rouge, blanc et verte, la satisfaction de chacun d’avoir enfin intégré la différence entre le rayon et le périmètre comme la découverte des deux séquences distinctes – le sommet pour commencer et l’assaut final en clôture – ravissait les participants.tes 

Merci à Sandrine, Fabien, Gayé, Axelle, Rémy, ainsi qu’à Agnès, Anne, Isabelle, Jeanne-Marie, Lucie, Nathalie, Sophie, Valérie, Marc, Matthieu et Gwenael.

 

 A l’année prochaine.

Nuit noire et lunettes blanches suivie de nuit blanche et lunettes noires ?

Au plateau du Glières ?

 

Merci à Nicolas SCHEIBLI (CPA 1996) pour son reportage poétique et humoristique :-)


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